Apophis
Le grand ennemi des débuts
- Nature
- Grand Maître Goa'uld
- Faux dieu
- Apophis, dieu serpent
- Fief
- Chulak
- Ancien Prima
- Teal'c
- Interprété par
- Peter Williams
- Première apparition
- « Enfants des dieux »

Le tout premier grand ennemi de la saga, celui par qui la Terre découvre qu'elle n'est ni seule, ni à l'abri.
Présentation
De tous les adversaires qu'a connus le programme Stargate, Apophis occupe une place à part : celle du premier. Ce Grand Maître Goa'uld régnait sur la planète Chulak en se faisant passer pour le dieu serpent de l'Égypte ancienne, à la tête d'une armée de Jaffa entièrement dévouée. C'est par lui que la Terre comprend, brutalement, qu'elle n'est ni seule dans l'univers, ni hors d'atteinte.
Son histoire
L'affaire débute par une intrusion. Apophis franchit la Porte des étoiles, pénètre au cœur de la base de Cheyenne Mountain et en repart en emportant une captive, sous les yeux de soldats impuissants. Le message ne souffre aucune ambiguïté : la Terre n'est pas un sanctuaire, mais une cible. En quelques minutes, une mission d'exploration se transforme en effort de guerre.
Apophis ne se contente pas de menacer la Terre, il la frappe au plus intime. Pour composer sa cour, il fait de Sha're, l'épouse de Daniel Jackson, l'hôte de sa reine Amaunet, et de Skaara, le jeune Abydonien que l'équipe considère comme un proche, celui de son fils, le symbiote Klorel. Deux visages familiers, désormais prisonniers de faux dieux : c'est par cette cruauté que la guerre devient une affaire personnelle.
Sur Chulak, sa planète forteresse, se mesure toute l'étendue de son pouvoir. Apophis y forme des générations de Jaffa, ces guerriers porteurs d'un symbiote qui le vénèrent comme une divinité. À leur tête figure son Prima, le plus redouté d'entre eux, Teal'c. C'est précisément lui qui fera céder l'édifice. Refusant de servir plus longtemps un faux dieu, Teal'c se retourne contre son maître et libère des prisonniers promis à l'exécution. Le geste est fondateur : il donne naissance à la rébellion jaffa et vaut au tyran l'ennemi le plus tenace de toute son existence.
La riposte d'Apophis est à la mesure de sa fureur. Il lance deux vaisseaux mères vers la Terre, bien décidé à la réduire en cendres. SG-1 s'infiltre à bord et ne déjoue l'attaque qu'au prix d'un sabotage désespéré, faisant exploser les deux navires en orbite. La planète est sauvée de justesse, mais le programme comprend ce jour là qu'il joue désormais sa survie à chaque mission.
Car Apophis possède un atout que peu d'ennemis partagent : il paraît impossible à tuer. Grâce au sarcophage, cette technologie qui ramène les morts à la vie, il survit à des défaites qui auraient enterré n'importe qui. On le croit fini, il réapparaît. On le voit déchu, livré au supplice par un rival, Sokar, sur Netu, une lune transformée en enfer, et il s'en échappe encore. Mieux : il profite du chaos qui agite l'empire pour s'élever plus haut que jamais, jusqu'à dominer le Conseil des Grands Maîtres et reprendre, à sa manière, le trône laissé vacant par Râ.
Son ambition causera sa perte. En 2001, attiré dans un piège alors que son immense flotte se rassemble dans le système de Vorash, il assiste impuissant à sa destruction : SG-1 précipite la Porte des étoiles locale dans le soleil et déclenche une explosion stellaire qui balaie ses vaisseaux. Apophis en réchappe de justesse, mais l'Histoire le rattrape enfin. Son dernier navire, infesté par les Réplicateurs, s'écrase sur son monde de Delmak. Cette fois, aucun sarcophage ne viendra le sauver. Le premier des grands ennemis disparaît comme il avait régné, convaincu d'être éternel, en laissant une certitude derrière lui : il aura été celui qui apprit à l'humanité le prix d'une Porte des étoiles.
Aux origines
Reste à éclairer le nom, et il dit déjà tout du personnage. Dans l'Égypte ancienne, Apophis, ainsi nommé par les Grecs et que les Égyptiens appelaient Apep, n'était pas une divinité que l'on priait, mais une menace que l'on conjurait. Serpent colossal, incarnation des forces du chaos et des ténèbres, il était l'ennemi déclaré de Rê, le dieu soleil.
Le mythe compte parmi les plus puissants de toute l'Égypte. Chaque nuit, lorsque la barque de Rê traversait la Douât, le monde souterrain, et ses douze portes correspondant aux douze heures d'obscurité, Apep se dressait pour l'engloutir et plonger l'univers dans une nuit sans fin. Si le soleil se levait malgré tout au matin, c'est que les dieux l'avaient repoussé une fois encore, souvent grâce à Seth, qui lançait ses traits sur le serpent depuis la proue de la barque.
Les Égyptiens le redoutaient au point de lui consacrer de véritables rituels d'exécration : on brûlait, on tranchait, on piétinait des figurines à son effigie pour l'affaiblir symboliquement. En empruntant ce nom, le Goa'uld ne se contentait pas de jouer les dieux. Il s'identifiait à une force réputée impossible à anéantir, qui renaît sans cesse des ténèbres. Le choix, on le devine, n'avait rien d'innocent.
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