Composition en cours…
Composition en cours…
Dans les coulisses
Avant d'être une légende, Stargate, c'était un studio au Canada, des décors montés à la main et une bande d'acharnés. Voici l'envers du décor : comment c'est né, qui l'a fait, et d'où viennent vraiment tous ces dieux.
Stargate ne s'est pas tournée dans le désert égyptien. Presque tout est sorti d'un studio, au Canada, pendant dix ans.
Direction Vancouver
Comme une grande partie des séries de l'espace des années 2000, Stargate SG-1 a été tournée au Canada, à Vancouver. La raison est très terre à terre : les crédits d'impôt rendaient la production bien moins chère, et la région offrait à la fois la ville, la forêt, la montagne et le désert à moins d'une heure de route.
Les studios Bridge
Le cœur du tournage, c'était les Bridge Studios, à Burnaby près de Vancouver. Le lieu a un passé : une ancienne usine de la Dominion Bridge Company, un constructeur de ponts métalliques. À une époque, on y trouvait l'un des plus grands plateaux d'Amérique du Nord.
Des décors qui ne bougeaient plus
La salle d'embarquement, la Porte, les couloirs, la salle de contrôle, la salle de briefing, le bureau du général : tout formait un décor permanent, monté sur les plateaux 5 et 6. Année après année, l'équipe revenait dans le même SGC. C'est ce qui donne à la base cette impression d'endroit vraiment habité.
La forêt qui jouait toutes les planètes
Quand SG-1 franchit la Porte et débarque sur un monde boisé, c'est presque toujours la même nature autour de Vancouver. Les parcs et les forêts de Colombie-Britannique ont incarné des dizaines de planètes différentes, un simple changement de lumière ou de météo suffisant à les rendre méconnaissables.
Une maison pour toute la saga
Les mêmes studios ont ensuite accueilli Stargate Atlantis, puis Stargate Universe. Tout un pan de la franchise est né au même endroit, avec en partie les mêmes équipes techniques qui passaient d'une série à l'autre.
Dix ans, une rareté
SG-1 a tenu dix saisons, de 1997 à 2007. À la fin de sa course, c'était la série de science-fiction américaine la plus longue en nombre de saisons consécutives, un record qui dit à quel point le public a suivi.
Une Porte qui s'illumine, une rampe, une mitrailleuse braquée dessus : l'image est gravée. Et c'était, pour l'essentiel, bien réel sur le plateau.
La Porte du plateau
La Porte de la salle d'embarquement n'était pas qu'un effet numérique : un décor physique massif, avec son anneau et ses chevrons, devant lequel les acteurs jouaient pour de vrai. L'anneau intérieur pouvait tourner, et les chevrons s'illuminaient pour de bon quand une adresse s'enclenchait.
Deux Portes, deux styles
La Porte du film de 1994 et celle de la série ne sont pas identiques. Les symboles, la teinte, la découpe des chevrons ont évolué entre le grand écran et la télévision. L'œil des fans repère tout de suite laquelle il regarde.
L'horizon des événements
Le voile bleu liquide qui ondule quand la Porte s'ouvre est l'un des effets les plus reconnaissables du genre. Le fameux kawoosh qui jaillit vers l'avant, cette gerbe d'énergie qui vaporiserait tout sur son passage, tout le monde l'a en tête.
Le kawoosh, né dans l'eau
Pour obtenir ce jaillissement si particulier, les équipes d'effets ont d'abord filmé de vrais phénomènes de fluides, des nuages de matière lâchés dans une cuve, avant de les retravailler à l'image. L'effet le plus futuriste de la saga a des racines très artisanales.
Des objets devenus cultes
Le DHD, la lance jaffa, le zat'nik'tel, le bracelet de communication : des accessoires inventés pour la saga, que les fans recréent aujourd'hui en répliques grandeur nature. Certains artisans du fandom en font des reproductions au millimètre.
Le GDO et les codes du SGC
Pour rentrer à la base sans se faire pulvériser par l'iris, une équipe envoie son code d'identification avec un petit émetteur. Ce genre de détail, jamais expliqué en long, donne à l'univers sa cohérence : on sent que tout a été pensé.
Vaisseaux, batailles spatiales, planètes lointaines : sur dix ans, la saga a suivi toute la bascule du modèle réduit vers l'image de synthèse.
Des maquettes aux pixels
Aux débuts, une partie des vaisseaux et des décors lointains passaient encore par des maquettes et des effets physiques. Au fil des saisons, l'image de synthèse a pris le relais, jusqu'aux grandes batailles spatiales des dernières années, impensables à filmer autrement.
Un studio maison
La franchise a longtemps travaillé avec des équipes d'effets visuels basées à Vancouver, au plus près du tournage. Cette proximité permettait d'ajuster un plan truqué en fonction de ce qui avait vraiment été filmé sur le plateau.
Le rayon des armes
Les tirs de zat, les décharges des lances jaffa, les traînées des chasseurs : chaque faction a sa signature lumineuse. Ces effets, ajoutés image par image, participent autant à l'identité d'un peuple que ses costumes.
Téléportation et anneaux
Le faisceau des Asgard, les anneaux de transport goa'uld : deux façons très différentes de se déplacer d'un point à un autre, deux effets visuels distincts. La saga aime que chaque technologie ait son langage à l'écran.
On reconnaît un membre de SG-1 au premier coup d'œil. Le costume raconte autant que le dialogue.
La tenue de terrain
Les équipes SG partent en mission dans une tenue militaire reconnaissable, avec l'écusson SG cousu sur l'épaule. Simple, crédible, immédiatement identifiable. Le vert olive du SGC est devenu une couleur à part entière de la saga.
L'armure jaffa
Les Jaffa au service des Goa'uld portent des armures et des casques inspirés des dieux qu'ils servent. Le casque d'Horus ou d'Anubis, c'est de la mythologie égyptienne mise en métal, avec des serpents et des têtes d'animaux qui se replient sur le visage.
Le tatouage du front
Chaque Jaffa porte sur le front le symbole en or du Grand Maître qu'il sert. Un détail de maquillage, mais qui raconte toute une allégeance : quand Teal'c trahit Apophis, c'est ce symbole qui devient sa marque de honte, puis de liberté.
Le faste des Goa'uld
Les Grands Maîtres aiment l'or, la soie et la démesure. Toute leur apparence sert un seul but : se faire passer pour des dieux. Plus un Goa'uld est puissant, plus son costume écrase le regard.
L'uniforme d'Atlantis
L'expédition Atlantis troque le vert du SGC pour des vestes à codes de couleur : le rouge pour le commandement militaire, le bleu pour les scientifiques, et ainsi de suite. D'un coup d'œil, on sait qui fait quoi dans la cité.
Derrière la Porte, il y a des noms. Ceux qui ont inventé Stargate, et ceux qui l'ont fait tenir pendant des années.
Les pères du film
Le Stargate de 1994 est né de Roland Emmerich, à la réalisation, et de Dean Devlin, au scénario et à la production. C'est leur film qui a planté le décor : une Porte, une autre planète, un faux dieu à renverser.
Les créateurs de la série
Stargate SG-1 a été créée pour la télévision par Brad Wright et Jonathan Glassner. Ce sont eux qui ont transformé un film de deux heures en une saga de dix ans, avec toute une mythologie à déployer semaine après semaine.
L'homme des grands arcs
Robert C. Cooper rejoint vite l'écriture et devient l'un des piliers de la franchise. On lui doit une bonne partie des grands tournants tardifs, dont l'arc des Oris qui relance SG-1 après le départ des Goa'uld.
Les réalisateurs maison
Des noms revenaient de saison en saison derrière la caméra, comme Martin Wood ou Peter DeLuise. À force de tourner la série, ils en connaissaient les moindres décors par cœur, ce qui se ressent dans la fluidité des épisodes.
La signature musicale
David Arnold compose la musique du film, et c'est son thème qui, repris au générique, devient l'air que tu siffles sans même y penser. Joel Goldsmith l'adapte pour SG-1 puis signe les thèmes d'Atlantis et d'Universe, sur des centaines d'épisodes. Sa disparition en 2012 a beaucoup touché le fandom.
Une troupe fidèle
Beaucoup d'acteurs et de techniciens sont restés d'un bout à l'autre. Cette stabilité, rare sur dix ans, explique en partie l'ambiance de famille que dégage la saga, à l'écran comme dans les bonus.
Une série qui dure dix ans finit par se regarder elle-même. Stargate ne s'en est jamais privée, avec un humour qui la rend unique.
Wormhole X-treme !
Dans un épisode, la saga invente une série de science-fiction fauchée, Wormhole X-treme, qui ressemble à s'y méprendre à Stargate elle-même. Une façon de se moquer gentiment de ses propres ficelles, que les auteurs ressortiront pour fêter les grands caps.
Le 200e épisode
Pour son 200e épisode, SG-1 s'offre une folie : une succession de parodies, de fausses fins et de clins d'œil à d'autres films et séries. C'est l'un des épisodes les plus délirants de toute la franchise, un cadeau assumé aux fans fidèles.
Le clin d'œil MacGyver
Richard Dean Anderson, qui joue Jack O'Neill, était déjà une star pour MacGyver. La série glisse plus d'une allusion à ce passé, jouant sur l'image de bricoleur ingénieux que le public lui connaissait déjà.
Un record de longévité
Avec ses dix saisons, SG-1 a détenu un temps le record de la série de science-fiction américaine la plus longue en saisons consécutives. Peu de space operas télévisés ont tenu aussi longtemps sans jamais s'arrêter.
Les caméos de l'équipe
Peter DeLuise, réalisateur récurrent, s'amusait à se glisser dans des seconds rôles ou en figurant. Repérer ces apparitions est devenu un jeu pour les fans qui revoient la série.
Le vrai coup de génie de Stargate : et si tous les dieux de l'Antiquité avaient existé, mais en imposteurs venus d'ailleurs ?
L'Égypte des Goa'uld
C'est la base de toute la saga. Les Goa'uld se sont fait passer pour les dieux égyptiens : Ra, Apophis, Anubis, Osiris, Isis. Ra, le premier des Grands Maîtres, régnait sur Terre avant d'en être chassé par une révolte de ses esclaves.
Le Nord des Asgard
Thor, Loki et les dieux nordiques ? Des Asgard, une race d'extraterrestres bienveillants. Leur Marteau de Thor, posé sur des mondes comme Cimmeria, servait à tenir les Goa'uld à distance des humains qu'ils protégeaient.
La légende arthurienne
Les deux dernières saisons plongent dans le mythe du roi Arthur : Merlin était un Ancien, Morgane la Fée son adversaire, et le Graal lui-même, le Sangraal, était l'arme conçue par Merlin pour détruire les Oris. Camelot et Avalon deviennent des lieux bien réels.
Le feu des Oris
Les Oris, ennemis jurés des Anciens, se prennent eux aussi pour des dieux et imposent leur culte par le feu. La grande peur du feu chez les hommes ne serait pas un hasard, selon la logique tordue de la saga.
Les grands maîtres de la Grèce et d'ailleurs
Au delà de l'Égypte, la saga pioche partout : Cronos et les Titans grecs, Nirrti venue du panthéon hindou, Svarog des mythes slaves. Chaque civilisation antique devient un ancien territoire goa'uld.
Atlantis, le mythe retourné
La cité perdue d'Atlantide, engloutie selon Platon, devient chez Stargate un vaisseau des Anciens parti pour une autre galaxie. La série adore prendre une légende connue et lui donner une explication de science-fiction.
Aucune des trois séries ne s'est vraiment arrêtée quand elle le voulait. L'histoire des annulations fait partie de la légende Stargate.
SG-1, arrêtée puis prolongée au cinéma
SG-1 s'arrête après dix saisons, alors que la série tournait encore. Pour donner une vraie conclusion à ses arcs, deux téléfilms sont produits dans la foulée, L'Arche de vérité et Continuum, qui referment les histoires des Oris et des Goa'uld.
Atlantis coupée en plein vol
Stargate Atlantis se termine après cinq saisons, elle aussi en bonne santé. Un film de conclusion était espéré pour prolonger l'aventure de la cité, mais il ne verra jamais le jour, laissant certaines pistes en suspens.
Universe et son cliffhanger
Stargate Universe s'arrête après deux saisons sur l'un des cliffhangers les plus frustrants de la franchise : l'équipage plongé en stase à bord du Destinée, en route vers une autre galaxie. La suite n'a jamais été tournée.
Des films qui n'ont pas abouti
Plusieurs projets de long métrage ont été annoncés pour rouvrir la Porte, sans jamais franchir toutes les étapes. Les changements de propriétaire et de stratégie du studio ont eu raison de ces relances, à la grande frustration des fans.
Le fandom qui garde la flamme
Malgré ces arrêts, la communauté n'a jamais lâché. Répliques d'accessoires, conventions, chaînes, associations : le mouvement Save Stargate montre qu'une saga peut rester vivante bien après sa dernière diffusion.
Les visages de la saga ont leur propre page. Qui joue qui, leur parcours, et ce qu'ils sont devenus.
Tout ici est vérifié et reformulé à notre sauce : studios, créateurs, compositeurs, sources mythologiques. On n'invente rien et on ne recopie personne. Ce dossier grandira, pièce par pièce. Une anecdote à ajouter ?